OU
MARCHE
CREVE
Hello les anciens je voudrais rendre un hommage à un ami très proche car il était le parrain de ma fille il était mieux connu sous Bob (Robert Schils) comme ont le surnommait a l’époque un pilier des paras commando et croyez moi pas n’importe lequel… Je voudrais lui rendre hommage a travers des documents et photos et remercie tous les amis qui ont participés a l’élaboration de ce site …. MERCI
Rendons d'abord hommage à notre ami Le fondateur le Capitaine Georges DANLOY, devenu le Général-Major e.r. Baron Georges DANLOY, fondateur des Commandos belges, est malheureusement décédé le 19 octobre 1999.
Bob Le Para Belge
Bob le para Belge Né le 4 Matricule: 5/18428. Unité SAS Grade Adjudant Chef de I Classe Numéro brevet Para 76 0910.1963. Brevet Commando 62 Lè.19.05.1962. Numéro brevet d’instructeur de sauts en parachute n° I Le 14.03.1947. Matricule: Grande-Bretagne 0278. date brevet Para Angleterre: 17.01.1942. Nom de guerre : Robert Steward Opérations parachutées : TRUEFOR, BRUTUS. opérations :Ardennes ; Pays-Bas Allemagne: contre-terrorisme
En 1938, Bob Schils, âgé de dix-huit ans, s’engage comme volontaire de carrière et devient cavalier au 2 Régiment de Chasseurs à Cheval. Lors de la campagne de 1940, son unité établit le premier contact avec l’ennemi à Waremme, puis se replie sur Hannut. Le 12 mai, Bob Schils est grièvement blessé; on l’évacue sur Ostende, puis sur Boulogne; arrivé à Epsom (G.B.) le 24 mai, il restera à l’hôpital, Robert Schils est incorporé aux Forces belges stationnées à Tenby. Désigné pour une école de gradés, il en sort breveté d’éducation physique, son chef, l’actuel colonel Roman fait de lui un des vingt premiers Belges qui iront suivre les cours de formation de parachutistes à Ringway. Un entraînement préparatoire s’étant révélé indispensable sept sur vingt ont réussi, dont Schils. Celui-ci est désigné comme moniteur; sous les ordres du lieutenant Leclef, il «préparera» les futurs élèves parachutistes belges. Le début de l’année 1942 est marqué par un incident que nous n’hésitions pas à qualifier d’historique. En effet, pour la première fois dans l’histoire de la Belgique, certains de nos compatriotes vont sauter en parachute.
le 2 janvier 1942, le bataillon belge est à Hereford. Ses membres ignorent que les Anglais avaient transmis - in illo tempore - une note au gouvernement belge, «digéré» par la voie très classique: à l’aise. Certains fonctionnaires ne comprennent jamais que l’état de guerre est un état d’urgence. Des esprits sclérosés avant 1940, transposés dans les bureaux londoniens par l’effet. Ils savaient pourtant que «Room 055A» constituait la branche des Services Spéciaux du War Office qui avait décidé de créer dans chaque unité étrangère une réserve d’hommes destinés à des missions d’un caractère particulier. Leurs lenteurs et leurs hésitations firent que le bataillon ne fut prévenu qu’en dernier ressort. Les principaux intéressés, ceux qui allaient sauter, furent pris au dépourvu Jugez-en ! On demandait vingt hommes, dont deux officiers, huit sous-officiers et dix soldats, pour subir un entraînement extraordinaire. L’exécution était fixée au lendemain. Les candidats se pressaient pour du hasard ou dans le transport des archives, se sont révélés défectueusement incurables avoir le privilège d’être parmi les élus choisis pour un boulot dit «secret», hors du commun et qui rompait la monotonie de la vie de garnison. Cet événement est historique. Ceux qui ont revendiqué cet honneur doivent être cités. Nous n’avons pas le droit de les oublier. Ils ont écrit une page de l’histoire de l’armée belge. Les voici I : Lt Jacques Want’y / 2 SIt Marcel Leclef / Adj Robert Fassin / Sgt Robert Schils / Cal A Lesage / Cap Marcle Luykx / Sgt Mérenne / Cpl Desamblanx / CpI Beckers / CpI Pierre Pus / Sdt Badts / Sdt Wotiters / Sdt Van den Broeck / Sdt Doorer / Sdt Constant Barette / Sdt Fraipont / SdtBoden / Sdt Verelst / Sdt Pietquin / Sdt John Bu .Lorsque la Compagnie Parachutiste belge sera formée, en mai 1942, le brevet de Schils date de quatre mois! L’histoire de l’unité se bâtit, et celle de Bob Schils y est intimement mêlée ; devenu successivement C.S.M., puis R.S.M.? il retrouvera Dulait et Hellporn pour les opérations en Normandie. Para chuté entre Vemon et Elbeuf, vers la mi-août 1944, Schils participera à l’opération True form jusqu’au «link-up» avec les troupes américaines â Boisé-lez-Prévanges au début du mois d’août. Guy WEBER
Le 11 janvier 1942, un vieux train de banlieue progresse poussivement en direction d’Altringham...Dans le compartiment en bois, encombré de kit-bags, vingt jeunes Belges enthousiastes se livrent au jeu des devinettes. Les suppositions les plus étranges se font jour dans les esprits surchauffés.« Moi, dit un grand gaillard, j’ai l’impression qu’on va nous renvoyer au pays pour y faire de l’espionnage!»« Penses-tu, rétorque un de ses compagnons sans lever les yeux du livre qu’il est en train de lire ; comme je connais les Anglais, ils sont capables de nous utiliser à des tâches administratives. Avec eux il faut s’attendre à tout... »L’avant-veille, à Hereford, le major Cumont s’était contenté de lire à ses hommes une note qu’il venait de recevoir. Le ministère demandait vingt volontaires pour des missions spéciales mais se gardait bien de préciser lesquelles. Que faire ? Les Belges d’Hereford s’ennuyaient dans leur camp et ne désiraient qu’une seule chose: en découdre au plus tôt avec l’ennemi. Aussi pour choisir ses vingt volontaires des « missions spéciales» le major Cumont n’avait eu que l’embarras du choix. Peu importait l’imprécision de la note, c’était l’occasion de changer d’air. Lorsque la locomotive s’immobilise toutes les conversations s’arrêtent. Les hommes descendent sur le quai ou ils sont accueillis, dans la tradition, par un capitaine anglais à la moustache rousse et au teint brique. Un détail cependant intrigue les Belges qui ont remarqué que l’officier britannique se déplace avec difficulté à l’aide d’une canne et que son pied droit est emprisonné dans le plâtre. La curiosité de chacun est piquée au vif. Les questions fusent, respectueuses mais insistantes. «Accident de football, mon capitaine ?» «Non, parachute ! »Le mot résonne bizarrement entre les murs de la minuscule salle d’attente. Serait ce que... « Parachute... » Répète quel qu’un avec l’accent de Charleroi. « Parachute... » Le capitaine opine de la tête puis, subitement, comprend tout. 11 fixe son regard sur le jeune soldat et lui dit: « Pourquoi croyez-vous que vous êtes ici?» Le premier saut Trente minutes plus tard, les vingt Belges, en tenue de gymnastique, le ventre creux bondissant sous les commandements de leurs instructeurs. Rien ne leur est épargné : ni les sauts roulé, ni les cascades, ni les reptations. A minuit, enfin, on les autorise à regagner leur chambrée. Ce qu’ils font pratiquement sur les genoux! Le lendemain, à six heures du matin, le grand cirque recommence : course à pied, exercices d’assouplissement, harnais, fuselage. Quand la journée se termine les hommes ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes. S’ils tiennent encore debout, c’est par un prodigue de volonté. Le matin suivant, pour gagner le rez-de-chaussée, les « volontaires » descendent les escaliers en marche arrière pour échapper à de lancinantes douleurs aux articulations. C’est dans ces conditions que les vingt hommes, Après un jour et demi de préparation ? Vont effectuer leur premier saut!Bob Schils se souvient parfaitement de cette journée mémorable.« Aujourd’hui, me confie-t- il, je trouve cela très amusant. Mais à vrai dire, ce matin là,-2-R.S.M. du 3ème bataillon Para -Commando et instructeur de survie à Kamina-Congo
De 1957 à 1960, il sera mon proche collaborateur à Marche- les-Dames.
Il faut insister sur le fait que Bob Schils acquit son brevet A Commando à l’âge de 43 ans au moment ou - 1963 - des jeunes officiers parachutistes refusaient par principe ou pour d’autres raisons de se soumettre à cette épreuve commando de quatre semaines théorique ment obligatoire au sein du régiment Para-Commando.(Piste du risque Jean Militis) Schaffen 1947. Bob Schils, en fonction de « Squadron Sergent Major» au camp SAS de Poulseur, est rappelé pour aller, avec une équipe, à Upper Heyford suivre le cours de dispatcher. Fin février, deux autres groupes, composé du Sous-Lieutenant L.Van der Mensbrugghe,S. Manet,A. Bertels et J.Van de Vijver, s’initie à la technique du pliage et de la réparation des parachutes. Le second groupe, avec J. Heylen, T.Clamot et A. Houet, se familiarise avec les manipulations et le gonflage du ballon. Rentrés en avril après avoir obtenu leur qualification dans l’armée britannique, ceux-ci constituent le premier cadre de l’école, sous les ordres du Capitaine Van der Heyden et de ses adjoints, les lieutenants Wiffiot et Van der Mensbrugghe. Les neuf moniteurs de sautformés à Upper-Heyford, B. Schils,E. Champion, E. Scholliers, B. Cruybeke, F. Vanderperre et H. Williot se voient attribuer le brevet de dispatcher dans l’ordre de 1 à 9 (cours 37D1). Tout ce petit monde se retrouve â Schaffen début mai et se met à l’oeuvre pour préparer les premiers cours. Dans l’organisation initiale, nous retrouvons une section « Training », une section « Parachute » et une section « Ballon ». Le matériel commandé en Angleterre est réceptionné ; certains hangars sont aménagés, des agrès sont construits pour enseigner les techniques de sortie d’avion et de ballon, de descente et d’atterrissage. C’est le 4ème Escadron, classe 46, qui inaugure les installations d’entraînement au sol... mais, il devra attendre, pour sauter, que Schaffen dispose de moyens aériens. Entre-temps, les hommes sont employés pour niveler la plaine et effectuer toutes sortes de travaux. Ces miliciens, démobilisés sans avoir obtenu leur brevet de parachutiste, devront effectuer un rappel d’un mois pour effectuer leurs sauts. Le 1er septembre, le cadre de l’école réalise enfin les dernières mises au point en parachutant de DC3 des mannequins. Bien sûr, les plieurs ont appris à plier les parachutes en Angleterre et se sont perfectionnés par la suite en Belgique mais il vaut mieux tout d’abord tester leurs pliages avant de commencer le parachutage de personnel. En ce temps-là, les sauteurs ne disposaient pas d’un parachute de réserve. Le parachute dorsal utilisé, « Irvin type X » de fabrication britannique, avait une surface de 51 m.
Le 2 septembre, les miliciens du 5ème Escadron 46 commandé par le Commandant BEM A.De Smidt, commencent l’entraînement avec bon espoir d’obtenir leurs « Wings ».Ils obtiendront leur brevet avec cinq sauts d’avion, le ballon n’étant pas encore en service Les premiers sauts de Dakota Tout est enfin prêt, mais il reste encore à prouver que cette école peut démarrer... Fidèle à la tradition dans les unités parachutistes, « Messieurs les gradés, passez les premiers..:»,
11 Septembre 1947, un stick d’une vingtaine d’hommes exécute le premier saut d’avion sur la plaine de Schaffen sous la direction des dispatchers Schils, Scholliers et Dewaele. Le Sous-Lieutenant Marcel Vlaminck, futur colonel et commandant du 3 Para se trouvant parmi eux, a raconté l’événement quelques années plus tard:C’était donc fait... Nous allions être les premiers à sauter sur Schaffen, avec un DC-3 belge et nos propres parachutes. Nous étions émus, nous avions été choisis pour faire quelque chose d’important. Le DC-3 nous emporta et quelques minutes plus tard nous parachutait au-dessus de Schaffen
Celle-ci était noire de monde. Tout était fermé, les magasins, les cafés.. Bref, tout Diest et tout Schaffen étaient sur la plaine. J’ignore encore comment cela s’était su...Les premiers sauts de ballon Au cours de l’instruction parachutiste en Grande Bretagne, les deux premiers sauts étaient effectués de ballon, ce qui présentait l’énorme avantage de pouvoir suivre et guider chaque parachutiste individuellement, depuis la sortie jusqu’à I’atterrissage Il constituait le meilleur matériel didactique à la disposition des moniteurs. Il est donc décidé de reprendre la tradition britannique. C’est ainsi que le 28 Novembre 1947, l’organisation de la première séance de sauts et la météo est favorable. C’est à nouveau aux membres de l’équipe des pionniers qu’échoit l’honneur d’effectuer cette première. Bob Schils se souvient très bien de la première cage qu’il eu l’honneur de larguer... Bien sûr, nous avions déjà, tous les six, sauté de ballon en Angleterre avec des moniteurs britanniques.., mais en Belgique c’était le premier saut. j’avais la responsabilité de la première cage. En attendant de monter dans la nacelle, je songeais aux membres de la section ballon, eux aussi formés en Angleterre et qui, aujourd’hui, avait technique ment permis la réalisation de cette séance de saut. Je crois que tous les six, nous étions intérieurement impressionnés. Evidemment, personne ne le montrait, pensez donc, noblesse oblige! Pendant les longues minutes de l’ascension, nous avons admiré le village de Schaffen et un peu plus loin la ville de Diest. ne belle vue automnale de la campagne limbourgeoise s’offrait à nous!.Un par un, dans un drill impeccable, mes parachutistes sont partis. Lorsque mon travail de largeur fut terminé, à mon tour, je me suis mis à la « porte» et en faisant le «grand pas»,j’ai hurlé« OK. ..Wiiiiinch... » Pour signaler à l’opérateur du treuil que le dernier sautait. Tout s’était bien déroulé et nous en étions satisfait.
Sticks de 4 15 heures
PREMIER SAUT DE BALLON 28 novembre 1947 Première cage: Heylen, Delelienne, Cruybeke, Colleyn, Van der Veken Dispatcher: Schils Deuxième cage: Bondroit, Van der Mensbrugge, Vanderperre, Champion, Ydens Dispatcher: Dewaele Troisième cage: Williot, Dewaele, Scholliers, Houet, Vlaminck Dispatcher:
Anecdote racontée par l’adjudant GorezCela se passait en 1949, après un saut de nuit, les moniteurs étaient rentrés vers 4 heures du matin. L’adjudant- chef Bob Schils proposa au lieutenant Van der Mensbrugge d’aller prendre un verre. Ce dernier, hésitant compte tenu de l’heure, répondit: «oui mais, il nous faut un peu de repos, Bob...» Sur ce , Bob Schils ajouta : «Moi, je suis aussi frais lorsque je n’ai pas été dormir et je pourrais tout aussi bien effectuer dix sauts en faisant chaque fois un «Stand Up» (atterrissage en restant de bout)?.«Chiche » Répondit le lieutenant. Dans la matinée, nos deux compères ont commencé leurs séries, ont fait neuf « Stand-Up »
Mais malheureusement au dixième saut, un vent plus fort les a entraînés dans un beau «Rolling» réglementaire L’histoire ne raconte pas quel était l’enjeu du pari A la fin de son récit, l’adjudant Gorez ajouta:« Avouez que c’était vraiment une époque formidable ».Vers l’Avenir (journal)
Le 12 avril 1945, ou le feu de ses quatre pièces contribua à neutraliser la résistance de l’ennemi et permit à son unité de forcer le passage du canal et d’y établir une solide tête de pont. A l’extraordinaire palmarès des faits de l’adjudant Schils, on trouve les titres suivants obtention du Brevet de parachutiste.
17 janvier 1942, à Ringway (G.B.):parachuté deux fois en opérations derrière les lignes; campagne de Holland et d’Allemagne ; Brevet n° I de Dispatcher ; R.S.M. du Centre d’entraînement commando; Kamina, la survie ; Kitona, le Ruanda-Urundi ; Brevet de saut à ouverture retardée obtenu il y a six mois. René Haquin Fers l’Avenir (23 mars 1964)« Vous êtes un des rares « anciens » qui ayez vécu toutes les phases depuis les modestes origines jusqu’au triomphe du Régiment Para-Commando. Et je ne saurais oublier les services que vous avez rendus dans tant de moments difficiles, et particulièrement à Veele ou vos pièces de 3» ont fait merveille dans la densité, la précision de leur tir, la rapidité de votre intervention. Vous quittez le service : Old soldiers neyer die ! ... »Colonel Blondee L SÂ.S. WHO DARES WINS UNIT WI CONQIJEFI
Si je reprends le plus sou possible des extraits de presse ou de paragraphes littéraires concernant Bob Schils sur son passé militaire c’est parce que je n’ai ni le talent ni l’érudition de ces Messieurs. Mais connaissant Bob depuis plus de deux ans e me rends compte de ce qu’il a été pour le réai nient, au m titre que tant d’autres. Mais voila Rob, lui je le connais. J’ai pu apprécier sa modestie sur son passe militaire, son amabilité, et son enthousiasme jamais défaillant. Sa fierté et le respect qu’il porte pour les paras commandos de tout âge. Bref peux dire, je crois. sans me tromper que tous Para-Commandos auraient voulu servir sous ses ordres. Merci Bob. Gilbert LAHAYE l Bataillon Para-Cdo 1972/1913-
Août 1945 Un centre de formation pour le futur cadre du Régiment de Parachutistes SAS est créé à Westmalle.
1946 Caserne des “Deux Lions” à Tervuren reçoit l’appellation de “Quartier Limbosch” mort en opération à Peer le 08.09.44.
20 avril 1946 Un nouveau centre de formation SAS est inauguré à Poulseur. Le Capitaine Charles Laurent en devient le premier commandant.
Les miliciens suivent une formation de base, pas sent les tests du béret après trois mois, obtiennent le brevet Parachutiste à Schaffen et suivent ensuite la formation SAS à Poulseur.
L’unité se compose de quatre escadrons à trois pelotons. Un escadron dispose d’un peloton sur Jeeps blindées.
26 octobre 1946 Le Lieutenant-colonel Blondeel remet son commandement au Major Emile Delelienne et quitte le service actif.
Avril 1947 Ouverture officielle de l’Ecole d’Entraînement Parachutiste, EEP, à Schaffen. Les neuf premiers dispatchers, B. Schils, E. Champion, E. Scholliers,
B. Cruybeek, F. Vanderveken, M. Colleyn, O. Dewaele, R. Vandeperre en H. Williot - des spécialistes plieurs et réparateurs de parachutes et des “ballonistes” rentrent d’un cours de formation en Angleterre. L’Ecole fait partie du Régiment de Parachutistes S.A.S.
.jpg)
2 septembre 1947 5ème Escadron commence l’entraînement parachutiste à Schaffen.
11 septembre 1947 Premiers sauts d’avion sur la plaine de Schaffen.
17 octobre 1947 1000ème saut est effectué.
Le 28 novembre 1947 Premiers sauts de ballon à Schaffen.

1948 Formation d’une Section Ravitaillement par Air et le 23 octobre 1948, premiers largages par la méthode “Daisy Chain” sur la plaine de Schaffen.
15 octobre 1948 Le Régiment de Parachutistes SAS s’installe à Bourg-Léopold.
Début 1949 l’EEP devient le Centre d’En traînement de Parachutage et reçoit la déno mination de “Quartier Sous-lieutenant Devignez” tombé pendant la campagne de Hollande. Il devient un Corps sous le commandement du Major E. Delelienne.
26 avril 1949 Organisation du premier cours brevet B parachutiste.

Premiers sauts de Dakota en 1947.
Le Régiment
Commando
Lépopée des Paras Commandos belges débute au cours de la deuxième Guerre. Sous les ordres du capitaine G. DANLOY, la " 4th Troop of the Nr 10 Inter-Allied Commando " (10 I.A.Cdo) (" Troop " est l'appellation commando pour une compagnie. Elle comprend environ 100 hommes et est composée de deux sections d'assaut et d'un état-major) belge suit, durant plus d'un an, un long et dur entraînement en Angleterre. Elle se spécialise dans les opérations amphibies et les raids.
En décembre 1943, les bérets verts sont engagés d'abord sur le front du " Sangro " avec la 8ème Armée britannique. Ils sont les premiers militaires belges de la Force Terrestre à reprendre le combat en unité constituée en Europe (attaque de Petrilli). Ensuite ils sont engagés contre la " Gustav " line (passage du Garigliano, attaque des monts " Ornito " et " Failto "). Envoyés à la mi-mars 1944 sur l'Ile de Vis (Yougoslavie), ils effectuent des opérations de débarquement sur les îles Dalmates occupées par les Allemands, et attaquent en pleine mer des convois de ravitaillement. A la demande du gouvernement belge de Londres, les commandos belges regagnent l'Angleterre début juin 1944. Après avoir été renforcés (leurs pertes, une douzaine de tués et blessés, remplacées), ils exécuteront au mois d'août une mission de reconnaissance en débarquant sur l'île d'Yeu (Vendée, France) et auront, un peu plus tard, à nouveau l'occasion de se distinguer en participant à l'opération 'INFATUATE " sur l'île de Walcheren (Pays-Bas). Après la libération de la France et de la Belgique, les Allemands ont renforcé leurs positions sur l'île de Walcheren de façon à interdire l'accès du port d'Anvers aux navires américains et britanniques. Walcheren doit tomber. Mais l'opération Market-Garden à Arnheim retarde quelque peu le nettoyage des bouches de l'Escaut et ce n'est qu'à partir du 9 octobre 1944 que l'opération est décidée.
Le Commandement de la 1ère Armée canadienne est chargé de diriger l'opération qui comporte trois phases : isoler la presqu'île de Zuid-Beveland à hauteur de Woensdrecht s'emparer de Zuid-Beveland par une double opération, l'une terrestre, l'autre amphibie à partir de Terneuzen faire tomber Walcheren par un triple assaut du sud, de l'est et de l'ouest.
C'est en prévision de cette troisième phase, baptisée " INFATUATE " que l'on fait appel à la " 4th Commando Brigade " dont fait partie les Commandos belges.
L'île a été transformée en une véritable forteresse, couverte de nombreux obstacles et dotée d'armes puissantes. Les défenses les plus importantes s'étendent sur la côte occidentale entre Domburg et Vlissingen. Dans le courant du mois d'octobre, les défenseurs ont à subir de violents bombardements effectués par la RAF. Certaines digues sont rompues, le centre de l'île est inondé, mais les batteries continuent à tirer. L'opération contre Vlissingen, infatuate I, est confiée à la 155ème Brigade de la 52ème Division britannique renforcée par le 4e Commando, composé de Britanniques et de deux " Troops " françaises. Les unités commandos quittent Breskens le 1 novembre vers 04.30, à bord de barges de débarquement. Sous l'appui d'une intense préparation d'artillerie, les hommes du 4 Commando débarquent et établissent rapidement une tête de pont. Des combats sauvages, bien souvent au corps à corps s'engagent dans les rues inondées et les maisons en ruines.
Les premiers éléments du 4ème King's Own Scottish Borderers (KOSB) débarquent, comme prévu à 07.30 Hr. Les Ecossais pénètrent dans la ville et s'efforcent d 'élargir la tête de pont. Ils se battent toute la journée avec acharnement. Le 5ème KOSB éprouve quelques difficultés, en raison des tirs violents de l'artillerie lourde de Walcheren, mais parvient à débarquer à 17 heures. Toutes ses unités se battront jusqu'à 3 heures du matin... A ce moment, Vlissingen est pratiquement aux mains des Alliés. Le 4 Commando se dirige alors vers l'ouest en direction de la 4ème Brigade Commando britannique qui se bat autour de Westkapelle. Durant les derniers jours d'octobre, la " 4th Troop " est maintenue dans un camp près de Coq-sur-Mer, entouré de barbelés et solidement gardé, pour y recevoir leurs instructions secrètes et préparer leur mission. La 4ème Brigade Commando se composant des Belges et Norvégiens du 10 I.A. Cdo, des 41, 47 et 48 Royal Marine Commando (R.M. Cdo) et renforcée d'un escadron de 24 engins blindés de la 79ème Division doit réaliser INFATUATE II.
Le 31 octobre, une flotte de 130 unités quitte le port d'Ostende en direction de Westkapelle.
La RAF qui doit fournir l'appui aérien est clouée au sol en Angleterre par suite d'un épais brouillard, elle n'interviendra que juste au moment où les premières péniches débarquent les Commandos. Le 41 R.M. Cdo et les deux " Troops " du 10 I.A. Cdo ont débarqué dans la brèche. Les Belges l'ont échappé belle. Le Landing Craft Tank qui les a transporté a été touché à l'avant. Le Capitaine DANLOY donne l'ordre de débarquer plus tôt. Les vétérans se jettent dans l'eau froide et foncent vers les digues, portant leurs armes, munitions et les postes radios au-dessus de leur tête. Le 41 R.M. Cdo et les deux " Troops " s'emparent rapidement de Westkapelle. Dans l'après-midi, soutenu par les Belges et les Norvégiens installés en base de feu, le 41 attaque la batterie d'artillerie ennemie à revers. Il l'emporte. Le 2 novembre, les deux unités commando s'élancent vers le nord, conquièrent une batterie allemande et attaquent le village de Domburg. Le 47 R.M. Cdo parti en tête du dispositif est fortement éprouvé et passe en réserve. Le 10 I.A. Cdo prend la relève et établit une position au travers du village partiellement conquis. Le lendemain, avec l'appui de deux chars, l'avance reprend et l'ennemi est délogé. Mais au nord de Domburg la situation reste difficile. D'autres batteries allemandes continuent à tirer. La bande de terre qui mène à Domburg à la batterie est idéale pour la défense : à gauche les dunes et la mer, à droite, longeant les dunes et surplombant l'inondation, une large partie boisée. Les deux grandes unités progressent de front : le 41 R.M. Cdo dans les dunes, le 10 I.A. Cdo dans la bande boisée. Dans ce terrain, à demi-inondé, bourré de pièges et où s'abattent des obus de mortier ennemis, la progression est lente.
Le 5 novembre 1944, l'effectif de la 4th Troop est réduit à 62 hommes. Alors que leur chef allait leur donner quelques heures de repos, il reçoit l'ordre d'envoyer une section occuper un poste avancé au nord de Domburg. Le lendemain, cette section est rejointe par le reste de la Troop. Dans l'après-midi l'ordre est donné de passer à l'attaque. Le Lieutenant MENY et ses hommes, qui ont passé la nuit aux avant-postes sous une pluie battante, progressent à gauche, le lieutenant ROMAN à droite. Un combat violent s'engage.
Les avant-postes allemands tombent sous l'irrésistible élan des Belges, qui en quelques dizaines de minutes atteignent le cœur de la position. Bientôt, plus de 100 Allemands sont fait prisonniers. Les deux sections s'attaquent ensuite aux derniers retranchements de la position.
A gauche, la section A est clouée au sol par des tirs d'une intensité inouïe. Son chef, le lieutenant MENY, tente de la dégager. Il s'effondre soudain, atteint d'une balle en pleine poitrine. Le premier sergent ARTEMIEFF reprend le commandement il est blessé à son tour et remplacé par le sergent DELEENER. La section ne parvient toujours pas à se dégager. Le commando DIVE tombe à son tour, mortellement blessé. Le capitaine DANLOY, jugeant la gravité de la situation, ordonne à la section B , commandée par le lieutenant ROMAN, d'attaquer par les flancs : un à un les retranchements sont conquis. C'est la victoire, la position est complètement investie. l'aube du 8 novembre, les positions et les défenses de Vrouwenpolder sont conquises par le commando franco-anglais et la jonction réalisée avec les Belges. Walcheren fut sans conteste la plus dure campagne menée par les bérets verts.
Leurs sacrifices, leurs pertes (22 tués et blessés) n'auront pas été vains puisque le 4 novembre 1944, trois dragueurs de mines ont déjà pu remonter l'Escaut. Ensuite, une centaine de dragueurs de mines chasseront des mines sans relâche pendant 24 jours et le 28 novembre trois navires de commerce atteignent le port d'Anvers. Rentrée en Grande-Bretagne après Walcheren, la « 4th Troop » encadrera les volontaires de l'automne 1944 rentrés du camp commando d'Achnacarry (Ecosse) où ils ont gagné leur béret vert. Ils forment trois « Troops » : les 4, 9 et 10e ainsi qu'un état-major, commandées par Georges DANLOY nommé major.
Début avril nos commandos rejoignent le village d'Emsdetten en Allemagne. Ils sont rattachés à la « 1 Commando Brigade ». Ils foncent vers la Baltique non sans recevoir la reddition de plusieurs unités allemandes et rencontrer les premiers rescapés des camps de déportation. Le 5 mai, les troupes belges arrivent à Lubbeck, puis atteignent la mer Baltique où ils libèrent des prisonniers politiques chargés dans un bateau.
Le 9 mai 1945, c'est la fin des hostilités. Les bérets verts, après avoir opéré en Italie, Yougoslavie, France, aux Pays-Bas et en Allemagne rentreront, d'abord à Bourg-Léopold, y conduire des SS belges dont ils avaient la garde, pour ensuite gagner Marche-les-Dames et Namur où ils formeront le Régiment Commando.
26 octobre 1946 S.A. le Prince Régent remet l’étendard au lieutenant-colonel G. Danloy. L’étendard a la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre 1940 et porte l’inscription des citations suivantes: Italie YOUGOSLAVIE WALCI-IEREN Cet étendard est confié au 2ème Bataillon de Commandos.
En 1952, toutes les unités commandos et parachutistes sont intégrées dans le 2ème REGIMENT Para-Commando. Partir de 1953 ce nouveau Régiment est complètement orienté vers des missions au Congo belge.
AFRIQUE
Le Congo belge offrant d’énormes possibilités d’entraînement, 44 paras et commandos partent en reconnaissance en avril 1953. Sur ce territoire immense, toutes les compagnies doivent être parachutables. Tous les hommes suivront donc la même formation parachutiste et commando, quelle que soit la couleur de béret
.jpg)
.jpg)
nditions africaines. L’arrivée du 5e détachement à Kamina permet de constituer le 3e bataillon para-commando (3 ParaCdo), qui reprend les traditions et le béret brun du corps des volontaires pour la Corée. Des détachements provenant alternativement du 1 Para et du 2 Cdo s’y relèvent tous les six mois. Après la création du 4 Cdo, le 2 avril 1959, le 3 ParaCdo devient le 3 Para et adopte le béret rouge.
Chaque bataillon effectue régulièrement un séjour de 4 à 12 mois en Afrique.
.jpg)
Des troubles éclatent à Léopoldville le 9 janvier 1959. Les para-commandos contribuent à ramener l’ordre, mais le répit sera de courte durée. Les territoires du Ruanda-Urundi s’agitent à leur tour et, à partir du 30 juin 1960, date de l’indépendance du Congo la situation tourne presque au désastre.
.jpg)
.jpg)
.jpg)
.jpg)
.jpg)
Le 5 juillet, la force publique congolaise se mutine. Les soldats noirs se livrent au pillage et menacent les ressortissants belges dans l’ensemble du pays.

Le régiment multiplie les interventions et les sauts opérationnels. Au cours de cette période, il finit par compter six bataillons, dont cinq sont en Afrique (1 et 3 Para, 4 et 6 Cdo, 5 ParaCdo). Les forces belges quittent le Congo en août 1960, mais le 1 Para, le 3 Para et le 4 Cdo séjournent encore au Ruanda-Urundi, jusqu’à son indépendance, le 1er juillet 1962.
.jpg)
.jpg)
.jpg)
Après les opérations en 1960 au Congo belge, au Rwanda et au Burundi, période tumultueuse menant à l’indépendance et durant laquelle le régiment veille à l’ordre public, toutes les unités paras commandos regagnent la Belgique. Depuis 1961, le 2ème Bataillon de Commandos est caserné à Flawinne, près de Namur.
Parachutiste du 16ème détachement. Je vous souhaite la bienvenue à Kamina Vous faites partie maintenant du 3 Bn PARA qui avec le 1 Para à Diest , le 2 Cdo à Namur, le 4 Cdo à Kitona et bientôt le 5 Para à Amay forment le régiment Para –Cdo. Ce bataillon PARA à hérité des traditions du bataillon COREE Pour cette raison Sa Majesté le Roi nous a confié un bel étendard sur lequel on peut lire : IMJIN , CHATKOL, HANTANG –NI
Une autre particularité de votre unité : C’est le seul bataillon de troupes blanches dans un rayon de 1.000km De ce fait ce bataillon est celui qui est à l’avant plan de toute l’armée Belge Sur vos épaules en particulier repose maintenant la renommée des PARAS Vous avez choisi le régiment PARA COMMANDO pour accomplir votre service militaire Vous êtes fiers d’êtres Paras Ayant le soucis de ne pas salir votre beau nom. Je vous souhaite un agréable séjour du bon travail et de la bonne humeur LE MAJOR
Ci-dessous un aperçu des opérations d’après-guerre auxquelles la Brigade Para Commando a participé.
Lieu Période I Opération I Description
Corée ( 1950 - 1955) ONU Corée ( 22 -25 avril 1951) Imjin ONU
Corée ( 7 - 13 Octobre 1951) Haktang-ni ONU Corée (26 janvier 1953 ) Chatkol ONU
Rwanda Burundi (1959 - 1962) Antilope Maintient de l’ordre guerre tribale
.jpg)
.jpg)
.jpg)
.jpg)
Congo (17 Novembre 1er Décembre 1964) Red Dragon - Black Dragon Evacuation
Shaba (18 Mai - 9 Juillet 1978) Red Bean Evacuation
Rwanda (4 Octobre 2 Novembre 1990) Green Beam Evacuation
Iran (21 Avril - S Mai 1991) Brown Shelter Construction camp de tentes
Irak (16 Mai - 8 juillet 1991) Blue Lodge Appui Médical
Zaïre ( 24 Septembre 8 Novembre 1991) Blue Beam Evacuation
Congo Brazzaville (29janvier 26 Février 1993) Sunny Winter Pré positionnement
Somalie (Décembre 1992) Unosom I (décembre 1993) Unosom II en III ONU
Rwanda (Novembre 1993 Avril 1994) Unamir ONU Rwanda avril 1994 Silver Back Evacuation
Croatie (Mars - Novembre 1996) UNTAES ONIJ
Congo Brazzaville (22 Mars - 19 Avril 1997) (ireen Stream Pré positionnement
Albanie (16 Avril - 14 Août 1999) AFOR Protection de réfugiés
Kosovo (1 Décembre 2000 fin Mars 2001 ) KFOR BELUKOS 5 Soutien de la paix
GABON (10 Janvier 2001 -?) Guardian Angel Pré positionnement
1994 (Rwanda): le Bataillon participe à la mission ONU baptisée MINUAR 2, prévue pour quatre mois. Suite aux massacre de dix de leurs camarades et au début du génocide rwandais, l’opération se termine prématurément. Par conséquent, l’unité participe à l’opération Silver Back, avec toute la Brigade Para- Commando, pour aider à l’évacuation de ressortissants belges et étrangers.
1997 (Congo) : le Bataillon au complet prend part à l’opération Green Stream, en vue de l’évacuation éventuelle de ressortissants se trouvant au Zaïre.
1998 Un détachement DAS s’installe à Kigali
.jpg)
1998 à 1999 Mission au Soudan .
Année 1999 plusieurs missions (évacuation réfugié vers le Sud Albanie, Kosovo )
2000 Réorganisation du 3L Para qui comprend un Escadron EM et Services un Escadron Recce Para Commando et une compagnie Spécial Force
2000 Mission Kosovo
2002 Restructuration impose une diminution des effectifs de quelques 600 fonctions
Suite aux restructurations de l'armée belge, les effectifs du Bataillon sont quelque peu réduits ( un des trois pelotons de chaque Cie passe à la réserve). Avec les autres unités de la nouvelle Brigade Para Commando, le 2e Bataillon de Commando (nouvelle appellation officielle)est affecté à la nouvelle Division Multinationale Centre composée de quatre Brigades, une allemande, une anglaise, une néerlandaise et une belge. Aiguillonné par les obligations que lui impose son passé, le 2e Bataillon de Commandos continue à préparer activement toutes les missions imaginables aussi bien en Belgique qu'en Europe ou Outre-mer. L'entraînement exigeant stimule la capacité d'adaptation et forge un outil opérationnel de choix. Si les circonstances, les missions et les moyens ont changé.
A VISITER Marc Para Commando ( mon journal de bord ) http://perso.dromadaire.com/marc51/commando.cl70.html
NOTRE AMICALE des photos ou tu retrouveras des amis perdus de vue
http://commando1951.spaces.live.com/
Creé le 20 octobre 2005